Mise en examen du ministre de l’intérieur Egyptien pour son implication dans l’explosion de l’Eglise d’Alexandrie.

Explosif. La justice égyptienne soupçonne un ancien ministre de l’Intérieur d’avoir secrètement organisé un attentat terroriste imputé à Al Qaida.

Depuis treize ans, et jusqu’au 31 janvier dernier, il était un membre éminent du gouvernement. Hier, l’ex-ministre de l’Intérieur égyptien, Habib El Adly, a été mis en examen pour son implication supposée dans l’attentat anti-copte du Nouvel An qui a causé la mort de 24 personnes à Alexandrie. Le procureur général Abd-el-Majid Mahmud a considéré qu’il existait suffisamment d’éléments « sérieux » pour ouvrir une enquête sur l’ancien homme fort du régime Moubarak.

http://www.copts-united.com/uploads/335/Habib_ElAdly.jpg Habib El Adly

Interrogé par Al Jazeera, un avocat copte, Ramzi Mamdouh, a déclaré avoir présenté au procureur une requête en ce sens à la suite d’articles parus notamment dans la presse libanaise et faisant état d’une curieuse rumeur : un diplomate anglais aurait expliqué à ses homologues français que le Premier ministre David Cameron était désireux de voir Hosni Moubarak quitter le pouvoir en raison d’une information confidentielle obtenue récemment par l’ambassade britannique du Caire. Venu demander l’asile politique, le lieutenant Fathi Abdelwahid, ancien membre de la police secrète du régime, a révélé que l’attentat d’Alexandrie résulterait d’une machination organisée par l’ex-ministre de l’Intérieur. L’objectif consistait à s’attirer la solidarité des gouvernements occidentaux en provoquant un attentat qui serait sous-traité par des extrémistes islamistes, eux-mêmes recrutés -et finalement piégés- par un intermédiaire.

Inside job

Ironie du sort, c’est le mardi 25 janvier, au premier jour de la révolte qui secoue le pays, qu’un entretien -rétrospectivement édifiant- avec le ministre paraît dans la presse égyptienne. Selon le quotidien pro-gouvernemental Al-Ahram, Habib El Adly accusa Al-Qaida et « l’armée islamique de Gaza » d’être les organisations responsables de l’attentat. Insistant quant à l’absence, sur le territoire national, de toute cellule affiliée au label de Ben Laden, le ministre a présenté, à l’inverse, la bande de Gaza comme une véritable pépinière de terroristes plus ou moins liés au Hamas et à Al-Qaida. Un discours parfaitement aligné sur les positions du gouvernement israélien. Il y a deux semaines, ces propos pouvaient encore s’apparenter à la rhétorique coutumière consistant à amplifier la menace terroriste dans la région. Au vu du soupçon judiciaire qui pèse désormais sur Habib El Adly, ses accusations à l’encontre de « terroristes-islamistes-militants-de-la-cause-palestinienne » semblent davantage relever d’une propagande purement et simplement mensongère. L’enquête ouverte par la justice s’annonce d’ores et déjà particulièrement sensible : il s’agira non seulement de vérifier le rôle exact de l’ancien ministre – qui a désormais pour interdiction de quitter l’Égypte- mais aussi de déterminer sur quelles complicités étatiques -nationales et/ou étrangères- il a pu s’appuyer pour élaborer un tel complot.

Dans les prochains jours, la réaction de la classe politique française et des éditorialistes hexagonaux à l’égard de cette stupéfiante information ne manquera pas d’être intéressante à suivre. Oumma et La Vie avaient été les seuls médias à souligner un fait singulier : l’absence de toute revendication formelle pour l’attentat d’Alexandrie. Cet élément méconnu du grand public n’a guère empêché la plupart des journaux français de reprendre à leur compte la version officielle du gouvernement égyptien. Comme l’avait fait Nicolas Sarkozy en instrumentalisant ce drame, il était plus sans doute plus commode de ne pas faire de contre-enquête et de se contenter d’alerter l’opinion publique sur une « épuration religieuse » en cours au Moyen-Orient. Une note d’espoir s’est fait néanmoins entendre : à l’inverse de l’intelligentsia française, les Coptes sur place ne semblent pas avoir cédé au piège consistant à se représenter tous leurs concitoyens comme les membres d’une communauté musulmane devenue tout à coup hostile et dangereuse. L’attentat d’Alexandrie n’a pas complètement atteint le but fomenté par ses commanditaires.

http://oumma.com/

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Le 7 février, 2011. Il est 17h00. L’information vient d’être annoncée publiquement par un groupement d’avocats. Ceux-ci demandent une mise en examen du ministre de l’intérieur sortant, Habib el Adly, pour son implication dans l’explosion de l’Eglise d’Alexandrie, le 1er janvier 2011.

Le 5 février nous avons publié l’article reproduit ci-dessous.

Le Caire, 5 février 2011.
Nous avons reçu ce matin par e-mail un lien vers un article en arabe, publié sur le site libanais tayyar.org. L’article indique que, selon une source diplomatique britannique, le Ministère de l’Intérieur Egyptien serait impliqué dans l’explosion de l’Eglise d’Alexandrie “Al Qiddissin” (1er janvier 2011).
Info, intox ou théorie du complot, nous invitons des journalistes professionnels à mener l’enquête et à nous faire part de leurs résultats sous forme d’articles ou de commentaires. L’article désigne deux instances auprès desquelles l’enquête pourrait commencer : l’Elysée, et les services secrets britanniques.

Ci-dessous la traduction française de l’article publié sur le site  www.tayyar.org

Preuves
Services secrets britanniques: Le ministère de l’intérieur Egyptien fait exploser l’église

Détails complets: Un diplomate britannique a dévoilé aux autorités compétentes de l’Elysée les raisons suscitant l’insistance de la Grande Bretagne pour un départ du président Moubarak et de son équipe, en particulier l’appareil du Ministère de l’Intérieur de Habib el Adly. La raison est que les services secrets britanniques détiennent de preuves composées de documents écrits et d’enregistrements audio prouvant que — depuis six ans — le ministre aujourd’hui démis de ses fonctions a créé un corps spécial qu’il dirige personnellement, composé de 22 officiers. Ce corps est composé de membres des “Gammaat Islameyya” (groupes islamiques) longtemps emprisonnés dans les geôles égyptiennes, de trafiquants de drogues et de criminels dangereux connus des services de police. Ce corps est constitué de petits groupes et réparti par zone géographique et par affiliation politique. Ce corps est programmé pour consistuer une force capable de mener des campagnes de destruction totale au cas où le régime se trouverait menacé. Les services secrets britanniques ont également découvert que le lieutenant Fathi Abdel Wahid, un proche du ministre de l’intérieur, prépare à l’action, depuis le 11 décembre 2010, un certain Ahmed Mohamed Khaled. Ce dernier, qui a passé 11 ans dans les geôles de l’Etat, a pour mission de contacter les groupes extremistes pour les inciter à attaquer l’église d’Alexandrie. Il contacte alors le groupe extremiste,  Guond Allah (Soldats de Dieu), et leur indique qu’il dispose d’explosifs et d’équipements obtenus à Gaza, suffisants pour faire exploser l’église afin de “punir les coptes”. Le leader des Guond Allah, Mohamed Abdel Hadi, est séduit par l’idée et confie la mission à Abdel Rahman Ahmed Ali à qui l’on indique qu’il suffira de garer la voiture et qu’elle explosera d’elle-même. Cependant, c’est le lieutenant Fathi Abdel Wahid qui fera exploser la voiture grâce à l’utilisation d’une télécommande. Il fait exploser la voiture tandis que le conducteur Abdel Rahman Ahmed se trouve encore à son bord. Ceci fut le crime terrifiant qui secoua l’Egypte et le monde dans la nuit du nouvel an 2011. Le lieutenant se rendit alors chez Ahmed Khaled et lui demande d’appeler le leader des Guond Allah, Mohamed Abdel Hadi, pour qu’il se rende dans un appartement à Alexandrie pour discuter de la suite des événements. Dès qu’ils pénètrent tous deux dans un appartement de la rue Abdel Moneim Riad, le lieutenant Fathi les arrête et les conduit au Caire à bord d’une ambulance très moderne. Ils arrivent dans un immeuble du ministère de l’intérieur dans le gouvernorat de Guizeh où ils sont détenus jusqu’au soulèvement populaire de vendredi. Ils réussissent à prendre la fuite et tente de trouver refuge à l’Ambassade de Grande Bretagne. Le diplomate britannique explique que la décision d’exploser l’église émane, pour les raisons suivantes, du ministère de l’intérieur:

- A l’intérieur du pays et dans les pays musulmans, la pression exercée sur le régime égyptien au sujet du siège de Gaza est forte — ainsi, désigner l’Armée de l’Islam de Gaza (“Gueish el Islam el Ghazzawy”) comme l’auteur de l’explosion est, d’une certaine manière, une invitation pour que les égyptiens accusent des factions armées de Gaza de comploter, de saboter, détruire l’Egypte. Ce faisant, le ministère de l’intérieur souhaite renforcer le sentiment d’unité nationale et de sympathie avec le régime. A l’extérieur, il souhaite donner l’impression que le régime protège les chrétiens.

- Faire à l’administration israélienne un “cadeau” en leur donnant l’opportunité de justifier et de maintenir le siège de Gaza et d’y préparer une grande opération. Ces cadeaux égyptiens sont offerts en contre-partie du soutien apportée par l’administration israelienne à la candidature de Gamal Moubarak, à la présidence de l’Egypte.

- Créer une diversion pour faire oublier les éléctions législatives dont les résultats ont été falsifiés, et concentrer l’opinion sur les islamistes, l’extremisme et l’agression des chrétiens afin que le régime puisse jouir d’une légitimité internationale, prouver qu’il a bien fait de falsifier les résultats des élections, prouver qu’il fait bien d’arrêter tous ses opposants.

Voilà ce qui s’est passé après l’explosion quand le nombre des islamistes arrêtés à dépassé le nombre de 1000 personnes. Le diplomate britannique conclut enfin que le régime de Moubarak a perdu toute légitimité et que “l’opération église” pourrait conduire plusieurs états et organisations civiles à demander le jugement du régime. Cela, s’ajoute à ce que ce régime a fait aux égyptiens depuis 30 ans et à ce qu’il lui fait subir depuis une semaine. 

 http://blogcopte.fr/

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Une vidéo amateur révèle une personne pouvant être impliquée.

Voici l’article que j’ai écrit le 3 janvier avec la vidéo de l’attentat, impliquant une personne qui pourrait être le lieutenant Fathi Abdel Wahid qui fera exploser la voiture grâce à l’utilisation d’une télécommande.

Cette vidéo amateur révèle une personne pouvant être impliquée dans l’Attentat d’Alexandrie.Le suspect rentre dans l’Eglise d’Alexandrie  peu avant l’explosion et ressort après la déflagration, vous remarquerez qu’il est la seul personne mobile sachant ou se diriger alors que pour les autres personnes, c’est la panique.Selon le sit almanar, certains médias Egyptiens ont soupçonné entre autre une organisation copte vivant à l’étranger et liée au Mossad d’être derrière l’attentat meurtrier contre l’église des saints à Alexandrie qui a coûté la vie à 21 fidèles coptes égyptiens.lien

http://korbo.info/wp-content/uploads/2010/08/mossad.jpg?capturepleincran05012011002249bmp1.jpg
La diffusion de cette vidéo amateur de l’attentat commis contre une église copte à Alexandrie est révélée sur http://www.rtlinfo.be/  mais curieusement coupée au montage, ou vous pourrez remarquer les quelques secondes manquantes de l’arrivé de l’individu suspect rentrant dans l’église.

Cliquer sur l’image ci-dessous pour voir la vidéo coupée au montage de RTLinfo.be :

 capturepleincran03012011215946bmp.jpg

Vidéo non coupée au montage :

(Commence à 37 secondes)

Image de prévisualisation YouTube

http://techouva.unblog.fr/

 

 

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