Les autorités israéliennes ont décidé d’appliquer à Salah Hamouri la « loi Shalit »

salahhamouri300.jpgSalah Hamouri, 26 ans, devait (ou plutôt aurait dû) quitter, lundi 28 novembre, la prison israélienne de Shata après sept années en détention.

Mais ce ne sera très problablement pas le cas. Les autorités israéliennes ont en effet décidé de prolonger une condamnation déjà très arbitraire.

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Ce jeune Franco-Palestinien de Jérusalem-est avait été arrêté, le 13mars 2005, pour de soi disant préparatifs d’attentat contre le rabbin d’extrême-droite Ovadia Youssef. Son crime : avoir emprunté, en voiture, la rue de l’inspirateur du parti ultra-orthodoxe Shass.

En avril 2008, il était condamné à près de sept ans de prison, à l’issue d’une procédure ubuesque devant un tribunal militaire parfaitement illégal, puisqu’il siège à Ofer, près de Ramallah (Cisjordanie), autrement dit en territoires occupés. > Lire ici.

red cross.jpgSelon ce document de la Croix-Rouge internationale (cliquer pour agrandir) établi sur la base des données fournies par l’administration pénitentiaire israélienne, et actualisé il y a tout juste un mois, la peine de Salah Hamouri aurait dû prendre fin au bout de 6 ans, 8 mois et 15 jours. Autrement dit, dans trois jours.

Les autorités françaises ne se sont que très peu et très tardivement intéressées au cas de Salah Hamouri.

Nicolas Sarkozy a prononcé son nom, pour la première fois, dans une interview à l’Agence France-Presse, le 18 octobre, jour de la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, relâché par le Hamas après cinq années de captivité à Gaza. Le président de la République appelait le gouvernement Netanyahou à intégrer le jeune Franco-palestinien dans le second wagon de prisonniers qui seront libérés en échange de Gilad Shalit.

Refus d’Israël, dont la réponse était donnée une semaine plus tard, le 25 octobre, par Sivan Weizman, la porte-parole de l’administration pénitentiaire : Salah Hamouri ne sortira que le 12 mars 2012.

A cela deux raisons.

Les autorités israéliennes ont décidé d’appliquer à Salah Hamouri la « loi Shalit », un texte qui durcit les conditions des détenus palestiniens, restreignant les visites et ajoutant à leur peine, sous prétexte de changement de mode de calcul, 20 jours de prison par année de condamnation. Soit 140 jours dans le cas du jeune franco-palestinien.

Le parti Shass est de nouveau au pouvoir, en coalition avec le Likoud de Netanyahou, et son chef, Eli Yishai détient le portefeuille de l’Intérieur, autrement dit les clés des prisons.

C’était évidemment un camouflet pour Nicolas Sarkozy. Il explique sans doute, au moins partiellement, la décision de la France de soutenir l’admission de la Palestine à l’Unesco (l’ordre est tombé de l’Elysée le matin même du vote), puis le coup de sang du président français, qui a traité Netanyahou de « menteur » lors d’un aparté avec Obama lors du G20 de Cannes. > Voir ici.

Avant-hier, Salah Hamouri a fait parvenir à ses soutiens ce message :

« J’ai espéré être avec vous ces prochains jours mais on sait bien que l’occupation essaie toujours de confisquer notre joie et notre espoir. Mais notre volonté et la votre, notre combat et le votre, et les buts collectifs pour la liberté et la justice vont continuer à dessiner notre chemin pour le futur. Et pour un nouveau monde sans occupation et sans souffrances. »

Lien : http://globservateur.blogs.ouest-france.fr/

 

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